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Blog littéraire : A la découverte de mes écrits et mes coups de cœur ou de gueule.

PHRYNE Reine de beauté du IVe siècle avant notre ère.

Artémis Brauronia, dite Diane de Gabies

Artémis Brauronia, dite Diane de Gabies

Elle était née à Thespies, près de Thèbes.

De son vrai nom Mnésarété (Μνησαρέτη "celle qui se souvient de la vertu", Athénée 591e), elle choisit pourtant de se faire appeler Phryné ( φρύνη le crapaud) pour vivre en hétaïre à Athènes.

Une hétaïre était une courtisane qui cultivait ses charmes mais aussi son intelligence et sa culture.

Phryné rencontrait un grand succès et la rumeur veut que d'aucuns se seraient ruinés pour elle, ainsi un armateur y aurait perdu son navire (Athénée (558c).

Aphrodite type Vénus Génétrix Ier ap JC

Aphrodite type Vénus Génétrix Ier ap JC

On raconte qu'elle fut accusée d'impiété sans doute par un amoureux éconduit, un certain Euthias sous le motif d'honorer d'autres divinités que celle de la cité d'Athènes.

Ce même motif, rappelez-vous, accolé à celui de "corrompre la jeunesse" ce qui pouvait somme toute s'appliquer aussi à Phryné , conduisit Socrate à boire la ciguë.

PHRYNE Reine de beauté du IVe siècle avant notre ère.

Lors du procès son avocat, Hypéride, qui était aussi son amant échouait à convaincre les juges de la disculper. Dans un geste désespéré ou savamment calculé il enleva la fibule (la broche) qui retenait son vêtement et dénuda la jeune femme.

Les juges émerveillés d'une telle beauté, l'acquittèrent !

Gérôme, Phtyné devant l'Aréopage

Gérôme, Phtyné devant l'Aréopage

On explique qu'ils auraient été pris d'une appréhension religieuse à l'idée que cette femme pouvait incarner la déesse Aphrodite. Phryné aurait en effet servi de modèle pour  des statues de la déesse de l'Amour.

 

Ca, c'est la légende que le tableau de Gérôme, peintre du XIXe siècle, a entretenue.

En creusant un peu, il se pourrait que l'avocat se soit donné le beau rôle pour ne pas avouer son échec. Et ce serait Phryné elle-même qui aurait dégrafé le haut de sa tunique pour dénuder sa poitrine (seulement).

Car, si on en croit Athénée, auteur du IIe siècle :   « À vrai dire la splendeur de Phryné était dans ce qu’elle ne montrait pas. Il n’était pas facile de la voir nue, car elle était toujours vêtue d’une tunique qui enserrait son corps et elle n’allait jamais aux bains publics. Mais à la grande assemblée des Eleusinies et aux fêtes de Poséidon, elle ôta son manteau à la vue de tous les Grecs, défit ses cheveux et entra ainsi dans la mer. »

Phryné, 1845 James Pradier, musée Grenoble

Phryné, 1845 James Pradier, musée Grenoble

Phryné nourrit l'imaginaire de nombreux artistes, antiques ou modernes.

Apelle peignit d’après elle son Aphrodite anadyomène et le sculpteur Praxitèle, amoureux d’elle, fit à son image son Aphrodite de Cnide… »

Aphrodite, Vénus d'Arles Ier ap J.C., original Praxitèle

Aphrodite, Vénus d'Arles Ier ap J.C., original Praxitèle

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