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Blog littéraire : A la découverte de mes écrits et mes coups de cœur ou de gueule.

A lamanière de... La Fontaine : La Terre malade des hommes

A lamanière de... La Fontaine : La Terre malade des hommes

Il était une époque où la Terre mourait.

Le niveau de la mer montait, montait, montait.

Les eaux étaient polluées, l'oxygène manquait.

 

Les hommes avaient détruit la couche d'ozone.

Aucun pays n'était à l'abri d'un cyclone.

Les enfants respiraient l'oxyde de carbone.

 

Les Grands de la planète voulaient un responsable.

Selon que vous serez puissant ou misérable

La justice sera plus ou moins favorable.

 

De tous les Etats un tribunal se forma

Et chacun y alla de son mea culpa.

Un premier s'avança, riche de son aura :

 

"Je crains de participer à l'effet de serre.
J'ai maîtrisé le vent, j'ai dompté la lumière.

Mais j'ai fait pousser des villes dans le désert,

 

Des tours climatisées, des stades olympiques,

Un univers factice, ô combien mirifique !"

Un autre renchérit que c'était magnifique.

 

Ses milliers de tankers polluent les océans

Mais il vend à bas prix et les gens sont contents.

Tous conviennent qu'il faut se montrer indulgent.

 

Le troisième se targue d'avoir colonisé

Le ciel : il fallait bien accepter les fumées

Afin d'alimenter les avions, les fusées !

 

"C'est au nom du progrès", rugissent les géants

De la finance et du CAC 40, riant

Entre eux de la complicité des gouvernants.

 

On n'évoque l'atome ni le nucléaire.

Pour garder son confort c'est un mal nécessaire.

Se restreindre ? Vraiment, on ne saurait le faire !

 

Un bas contribuable taillable et corvéable

Roule dans sa voiture abîmée hors d'usage.

"Ah ça, monsieur le pollueur, ce n'est pas sage !

 

Il faut appliquer le principe pollueur

Payeur".  "Je n'ai pas les moyens." "C'est un menteur !"

"Pitié !" "C'est lui la cause de tous nos malheurs !"

 

A ces mots on cria haro sur l'animal,

Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.

 

Et le monde s'en fut jusqu'à son point final.

                                            S.E.

 

 

 

Les passages en italiques sont empruntés à Jean de La Fontaine dans la fable :

"Les animaux malades de la peste".

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